Découvrez l’exposition Toutânkhamon, le trésor du Pharaon en ce moment à Londres

Découvrez l’exposition Toutânkhamon, le trésor du Pharaon en ce moment à Londres

En 1922, après des années de recherches dans la Vallée des Rois, l’archéologue Howard Carter découvre le tombeau du pharaon Toutânkhamon et tous les trésors qu’il renferme.

À l’approche du centième anniversaire de cette découverte incroyable, le tombeau égyptien fait un tour du monde, avec une escale à la Saatchi Gallery de Londres jusqu’au 3 mai 2020.

Le Trésor du Pharaon

Quand Howard Carter découvre le tombeau du pharaon, il est parfaitement intact, tout comme les trésors qu’il contient.

L’exposition présente plus de 150 objets, dont 60 sortis d’Egypte pour la première fois. Vous voilà face à un sarcophage de 110 kg et des centaines d’objets, en or pour la plupart : pendentifs, bagues et colliers sertis de pierres précieuses, bandeaux, sculptures, diadèmes, objets rituels et funéraires, poignards et même mobilier.

Tous ces objets ont fait partie de la vie du pharaon Toutânkhamon, mais aussi de son immortalité. En effet, pour son voyage dans l’au-delà, il devait prévoir tout le nécessaire à sa vie éternelle et pouvoir résister aux mauvais esprits.

C’est ce que l’on découvre au fur et à mesure de l’exposition : le pharaon avait préparé des vêtements élégants, des jeux, des réserves de nourriture et d’offrandes pour les dieux.

Une galerie est dédiée aux objets liés à la momification, tels que des amphores à l’huile parfumée qui étaient utilisées pour enduire les bandelettes et les coffres contenant les affaires de Toutânkhamon.

Une belle leçon d’histoire

Cette exposition au Saatchi Gallery de Londres est une immersion totale dans l’Egypte d’il y a 3 000 ans. Certains objets racontent les étapes de la mort dans la mythologie égyptienne, comme les bateaux miniatures qui devaient permettre à Toutânkhamon de voguer jusqu’au royaume des morts d’Osiris.

On y apprend aussi l’histoire des chaouabtis, ces statuettes entourant le sarcophage, sensées permettre au pharaon de continuer à vivre. En fait, elles devaient prendre la place du défunt dans les travaux des champs de l’au-delà.

Dans une salle de l’exposition plutôt épurée, trône la statue grandeur nature du pharaon Toutânkhamon, en bois et en plâtre.

On découvre aussi un lit funéraire en bois recouvert de feuilles d’or et son sommier en fibres végétales tressées, un naos en bois doré, une sculpture de l’un des gardiens installés à l’entrée du tombeau, un cercueil miniature à l’effigie du pharaon, une statue en bois d’un dieu protégeant Toutânkhamon.

Enfin, se présente le troisième et dernier sarcophage du pharaon, quasi-intégralement recouvert d’or et représentant le ka et le ba : les deux piliers fondamentaux de la mythologie égyptienne symbolisant l’un, le corps inerte et l’autre, la résurgence de l’esprit.

Les sarcophages devaient protéger le mort des menaces et des intempéries, tout en maintenant un lien avec le monde extérieur. Les amulettes qui l’entourent montrent bien la peur que ressentaient les Égyptiens concernant leur passage vers l’au-delà.

Découvrez cette incroyable exposition à la Saatchi Gallery de Londres et admirez tous les fabuleux trésors de l’Egypte ancienne, particulièrement ceux du célèbre pharaon Toutânkhamon. C’est en toute logique que le tombeau sera définitivement de retour en Egypte en 2024.

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